ePub Studio
2 juillet 2010

l y a près d’un an que j’essaie de suivre les nombreuses interventions de Jean-François Gayrard sur Internet et je crois pouvoir affirmer sans trop m’avancer que nous avons des vues très proches concernant l’avenir numérique des textes. Ces derniers temps, il a fait fort quand il a critiqué Antoine Gallimard et son refus obstiné du format epub.
Il est vrai que sur le fond, Antoine Gallimard a tort et plus encore, semble mal informé sur ce format qui pourtant est plus souple qu’on ne le pense.
Chez Robert Ne Veut Pas Lire, on a même créé un studio dédié à l’epub. On y monte des albums photos, des bandes dessinées, on fait des tables des matières complexes et on a même trouvé une recette maison pour que la mise en page ne soit pas massacrée,advenant que l’on veuille changer de grosseur de caractères. Nous pouvons même changer les polices, pourvu que l’on se cantonne à un certain nombre de fontes classiques dont l’illustre Garamond, naturellement associé au nom Gallimard. Pour l’instant, l’ePub Studio, c’est la débrouille et l’épluchage des documentations qui nous ont donné des outils de travail. Mais l’IDPF, l’organisme open source à l’origine du format, planche depuis plusieurs mois sur un epub 2.0.1, nouveau draft sensé répondre aux critiques habituelles. Parmi les plus importantes améliorations ( désolé, il est 3:14 du matin, j’ai la flemme de traduire)) :

1.Re-flowable (word wrap) and re-sizable text
2. Inline raster and vector images ( pour faciliter le travail sur les images)
3, Embedded metadata ( norme ONIX 3)
4. DRM support ( pour ceux qui veulent vraiment)
3, CSS styling (CSS3)
Support for alternative renditions in the same file ( va permettre des mises en pages alternatives)
Use of out-of-line and inline xml islands to extend the functionality of EPUB (élargit considérablement les possibilités du format et l’amène à un niveau supérieur)

Le hic, c’est qu’avec ces modifs, ePub n’est plus un format de mise en page (comme un .pdf), mais une application à part entière.
On peut dès lors comprendre que Gallimard, symbole patrimonial français, ait quelques craintes à ce sujet. Le propos du non-respect de la mise en page initiale est marginal, ce sont les coûts de transformation qui, au début, risquent d’être faramineux.
Et dans la Maison, croyez-moi, le faramineux n’est pas de mise.

JFC

Classé dans : Jeff, Robert, ePub Studio — chetelat @ 6:13 Commentaires (0)

epub
30 juin 2010

Robert ne veut pas lire ouvre une nouvelle division professionnelle pour les éditeurs.


Robert ne veut pas lire maitrise parfaitement la production des manuscrits au format ePub.
Nous mettons à la disposition des éditeurs notre division infographie pour vous aider à passer en mode numérique vos différentes publications.

Nous travaillons à partir de vos fichiers informatiques.

Pour un devis: 514.499.8555 poste 206

Classé dans : Robert — Laurent @ 9:02 Commentaires (0)

Le Québec me tue, vive la Norvège !
25 juin 2010

LE QUÉBEC ME TUE, VIVE LA NORVÈGE!

Le livre numérique au Québec, et en France de manière plus prononcée, me laisse perplexe. Je ne parlerai ici que de ce que je connais, le Québec.
Deux ans après, toujours beaucoup de discours, mais aussi des actions - François Bon, René Audet, Gilles Herman, Clément Laberge (bravo De Marque et Mirego pour la Hutte, une VRAIE bonne idée), mais je sens et vois trop de tiraillements, trop d’intérêts personnels, trop de peurs (ça, on peut comprendre), je vois surtout l’absence totale de projet unique, de projet mobilisateur qui nous placerait parmi les leaders inventifs du domaine sur notre vieille boule.

Nous avons les talents, les idées, nous avons aussi, si nous le voulons, les capitaux, mais de grâce, cessons nos querelles de clocher et nos babouneries. Plus que jamais, le chacun-pour-soi n’a pas lieu d’être. Fédérons-nous! (ce sont mes restants suisses qui parlent). Cessons nos expériences forcément réductrices, chacun de son côté. Créons des organismes. Que les grincheux cessent de grincher, que les individualistes cessent de croire qu’ils réinventent la physique des plasmas collisionnels.
Je n’ai pas besoin de consulter l’Oracle pour prédire l’avenir : il n’ y aura  1.quelques réussites individuelles par des passionnés qui en avaient marre d’attendre - nous sommes le LIEU de l’attente : urgence, CHUM, échangeur Turcot, rue Notre-Dame,  - 2.des curieux qui ont peur parce que l’eau n’a pas 26 degrés, 3.des peureux qui, quoiqu’il arrive, ne savent pas que c’est NOW que ça se passe et 4. des amish qui ignorent les changements de siècle. Pour être franc, je les envie. ! Avec Robert NVPL, comme d’autres, nous avons attendu.
Dans la salle d’attente des bonnes volontés, des bons sentiments,et des budgets inexistants. Nous étions  nombreux et amis pour la plupart, ils se reconnaîtront, je ne les nommerai pas, j’en oublierais et justice ne leur serait pas rendue. Nous avons attendu l’épubologue, l’ixemologue, le formatologue, le modéliste d’affaires, et d’autres encore, le plateformologue. l’onixologue, le métadonniste, le googeliste et l’amazoneux. Nous avons même attendu l’ipadeur. Partis, ils étaient tous partis, absents, ailleurs, occupés, débordés, en sous-commission, au TOC, au BookFair, a SF, à NY, à LA, à LV, à SJ. Exode des cerveaux.

Robert NVPL n’attendra plus. Robert aurait aimé participer à un projet novateur, mobilisateur, structurant.Un projet collectif, avec ses amis et supporters de longue date.Mais Robert va vous dire la vérité. Les auteurs frappent à la porte. Pas des auteurs autopubliés dont la tante a dessiné l’orchidée mauve sur la couverture. Des vrais, grands, beaux et forts et déjà publiés papier et qui veulent vivre avec nous cette aventure. Il est vrai que nous leur offrons des conditions dignes des grands de la construction.

Je ne suis pas l’oracle, voire le devin à barbiche d’Astérix mais je vous prédis aussi que d’ici le printemps 2011, une offre d’achat de plusieurs millions nous sera faite. Elle ne viendra pas de ce côté-ci de la frontière.

Est-ce bien ce que Robert veut ? Est-ce bien ce que Laurent Rabatel et moi-même voulons? Tout est en jeu : les distributeurs, les éditeurs, les libraires, les associations qui les représentent, les gouvernements, les formats, les supports, les métadonnées, les auteurs, les textes. Jusqu’ici, seuls les auteurs et quelques éditeurs bougent. Les libraires balbutient. Seuls éléments réjouissants, quelques collègues immunisés de la narcolepsie collective (en matière collective, c’est bien la seule chose qui nous reste, la narcolepsie), et quelques pionniers qui ont compris.
Nous ne pouvons plus attendre. Le projet novateur et mobilisateur a pris le même chemin que beaucoup d’autres, le chemin de la dompe.

Comme éditeur essentiellement numérique, accompagné de ses auteurs 2.0 et de leurs textes gonflés à l’azote, RobertNeVeutPasLire a le pouvoir de partir avec la caisse.

Nous allons le faire et nous commençerons ce mois de juillet. Plus jamais nous ne regarderons en arrière. Jamais nous ne demanderons de subventions. Et pire encore , quand on nous demandera d’où on vient, nous répondront : du nuage, nous venons du nuage.
C’est normal. Quand on a honte, on s’invente des origines improbables.
Sinon, comment faire pour imposer la loi du plus fjord ?

Jeff C

Classé dans : Jeff, Livre, Robert — chetelat @ 9:00 Commentaires (2)

Comment acheter Tokyo, Québec, ou tout autre livre chez Robert
15 avril 2010

Tu aimerais lire Tokyo, Québec, J’irai me crosser sur vos tombes ou Arabesques mais tu ne sais pas trop comment ça marche?

Tu as peur que Robert mange ta carte de crédit et que tu doives des millions à l’éditeur électronique le plus hot en ville?

Ne crains rien. Leroy K. May te montre comment ça marche

Étape 1: Tu te crées un compte

C’est beaucoup plus simple si tu commences par cette opération chirurgicale. Tu complètes le merveilleux formulaire.

Étape 2: Tu te connectes

Tu cliques sur Connexion et tu entres ton nom de compte et ton mot de passe

Étape 3: Tu achètes le premier chapitre

Tu cliques sur Titres.

Tu descends dans la page et tu cherches Tokyo, Québec, tu cliques sur Acheter

Jusqu’ici, tu ne t’es pas encore fait mal.

Ensuite, tu arrives dans ton panier d’achat et tu cliques sur Passer la commande:

Tu t’es soulagé de 4$ et tu es content.

Mais là, tu n’as pas tout le livre! Eh non. Tu recevras un courriel lorsque le prochain chapitre sera disponible. Sois sans crainte, tu en recevras un toutes les semaines.

Bonne lecture :)

Classé dans : Livre — Tags : — Leroy @ 9:24 Commentaires (0)

Edouard Bond
15 mars 2010

Le site Les Traceurs de Tout, un blog consacré à la critique littéraire d’oeuvres numériques inédites et aux sorties au format numérique de livres papier (ce sont eux qui le disent), traite d’Édouard Bond et du roman-feuilleton qu’il publie chez nous, J’irai me crosser sur vos tombes. Édouard, qui vient de nous envoyer son dernier chapitre, nous permet de croire qu’il existe encore des auteurs pour qui le mode feuilleton est stimulant.
«Je suis un écrivain de l’urgence», répète-t-il souvent ! J’irai me crosser sur vos tombes sera COMPLET, d’ici deux ou trois jours. Étrange que les Traceurs de Tout se soient jetés sur une oeuvre non terminée, mais nous le recevons comme un compliment. Peut-être ont-ils été alertés par le buzz, par une certaine urgence à découvrir ces lieux souterrains. Et leur curiosité envers cet OVNI nous épate.
Quoi qu’il en soit, notre Édouard s’en sort avec les honneurs. Le caractère totalement déjanté de ce texte y est justement souligné, bien que l’ambiance gore et glauque aurait mérité une analyse plus profonde. Car Édouard Bond, c’est un univers d’une violence extrême, presque cartoonesque - en ce sens, j’y vois un parallèle à faire avec le monde de Quentin Tarantino - et c’est aussi et surtout un style, un ton, une écriture. On comprend volontiers que la critique mette un bémol sur ce sujet, on imagine facilement le lecteur français quelque peu… désemparé devant une telle débauche langagière. Toutefois, avoir à portée de main le Dictionnaire de la Parlure Québécoise est un conseil peu judicieux tant la langue d’Édouard Bond est à des années-lumière d’un joual issu des Chroniques du Plateau Mont-Royal. Sa modernité réside dans la manière dont se côtoient «un français» joualisé version 2.0, un vocabulaire né d’une pratique assidue des réseaux sociaux et un anglo-américain omniprésent qui fera frémir les puristes, mais enchantera les amateurs éclairés. Il y a de la musique dans ces phrases rythmées, ces envolées finissant dans le rouge sang.
Chez Robert, nous avons été immédiatement conquis par Édouard Bond. Il est celui qui a fait que cette maison publie maintenant des oeuvres plus musclées, plus audacieuses. Tel un Lao-Tseu du Plateau, il nous a montré la voie. Nous détestons le politically correct et ses dérives d’accommodements de tout genre. Notre programme à venir est constitué de textes forts, qu’ils soient envolées poétiques, journaux très intimes ou polars décapants. Nous avons découvert, au fur et à mesure de cette aventure éditoriale, que nous aimions les histoires sombres, très sombres.
L’article des Traceurs de Tout termine en disant «Tout le monde n’aimera pas». Ils ont raison.
Tant mieux. Les “Tout le Monde qui en parle, qui ont des droits, qui devraient porter un casque pour marcher”, tous ceux qui font qu’on s’en suce…quand on les voit, on change de trottoir.

Jf Chetelat

Robert et les feuilletons
27 février 2010

Il y a quelque temps, j’ai écrit un article intitulé L’avenir du livre demande un estomac solide… et je me suis exprimé sans nuances.

En gros, je disais que nous abandonnions le feuilleton faute de feuilletonistes

Ce n’est pas tout à fait vrai.
Les modèles économiques en place — en gros les plateformes de vente de fichiers numériques — indiquent en effet que leurs préférences iront au livre complet, non découpé.
Mais ils ne banniront pas la vente de titres par épisodes.
Robert voulait à ses débuts, retrouver l’esprit dix-neuviémiste du feuilleton, estimant, ce format bien adapté aux nouveaux supports.
Robert a rapidement vu que ses auteurs, engagés dans l’aventure, s’essoufflaient et …abandonnaient leurs héros sur le bas-côté de la route comme un chien dont on se débarrasse lorsque vient le temps des vacances.
Devant cette situation, il fallait, dans l’intérêt premier des lecteurs, réagir. Aussi avons-nous demandé à tout nouvel auteur de nous envoyer une oeuvre complétée, que nous pourrions publier tel quel ou découper en épisodes (en travail commun avec l’auteur).

C’est tout.

Nous n’abandonnons pas le feuilleton, mais nous sommes obligés de reconnaître qu’avec cette nouvelle formule, l’«esprit» du feuilleton disparaît.

Pourquoi cette idée, à laquelle nous croyons toujours, a-t-elle connu des ratés? C’est Nicolas Ancion, un auteur belge que nous adorons et qui tient un feuilleton chez nous, Comme un donut perdu dans un champ de tabac, qui nous a soufflé la réponse. J’en reprends ci-dessous l’essentiel, vous la retrouverez au complet via le rétrolien.

“Je ne suis pas persuadé que la lassitude ou le découragement soient à incriminer : plutôt la dématérialisation. Je n’ai jamais pu voir, techniquement, à quoi ressemblait mon feuilleton sur iPhone …… je n’ai pas vraiment rencontré les lecteurs, tout cela est donc aussi abstrait et informe, pour moi, qu’un manuscrit inachevé…”.

L’explication est simple, logique, intelligente. Les grands feuilletonistes, ce qui les faisait écrire, c’était le ventre qui criait. Et de voir leurs écrits, semaine après semaine, de manière concrète.

Voilà. Nous continuons le feuilleton, avec de nouvelles règles. S’il advenait que la diffusion d’une oeuvre connaisse un succès phénoménal, nous pourrions envisager de le rétribuer à livraison. Comme ceux dont je tairai les noms, parce que, franchement, je vous insulterais.

Et toutes mes sympathies à ceux qui ont eu du mal à suivre ma pensée dans ses usuels chemins de montagne.

Jf Chetelat

Classé dans : Auteur, Jeff, Livre, Robert — Tags : — chetelat @ 10:09 Commentaires (4)

La fabrique du numérique, par l’autre 50%

Québec-Montréal. Il fait nuit. 130 km/h, tounes de char, ça roule. Atmosphère lourde…Laurent mange des brownies, moi des cashews. Nous parlons de la journée que nous venons chacun de passer, de manière très différente…Laurent est fâché, il avale ses brownies avec rage. Il vous a dit sa rage dans l’article précédent.
En ce qui me concerne, la première chose à faire est de remercier les organisateurs, pour leur travail de préparation, pour leur implication, pour la qualité de l’endroit choisi, pour tout. Ils ont été formidables. Nous avons besoin de personnes de cette qualité, et je/nous n’hésiterons jamais à les appuyer du mieux que nous le pourrons.
Contrairement à mon illustre mais ronchonneux collègue, j’ai participé à 3 ateliers. Hélas, les énoncés des ateliers donnaient le ton : l’Université avait pris les choses en main, le tout étant rédigé dans un sabir par ailleurs très réussi.
Premier atelier, sur les modèles d’affaires, avec des gens agréables, compétents, impliqués, humbles, fougueux , atelier d’où il ressort qu’il est urgent d’agir car les modèles sont en place et la fumée s’échappe du côté gauche de la fusée.
Ça se gâte quand certaines sommités des U viennent au micro résumer l’atelier auquel ils ont si généreusement participé. Et quelle langue parlent-il, ces gens-là, pourquoi faut-il que tout soit théorisé, étiquetté, pensé, exprimé dans un langage d’initié, vidé de toute spontanéité, figeant de facto toute velléité d’action ?

Deuxième atelier, le rôle des libraires dans cette mutation ? Surprise. Je les croyais tétanisés par ces enjeux du futur.  Mais les libraires sont des gens d’affaires, ils ont pris les devants, ils sont avancés dans leurs dossiers, ils ont des emplois à préserver. Ils sentent, EUX, l’urgence de la situation.

Repas avec le même groupe, je peux ressentir l’énergie qui anime chacune des personnes qui m’entourent. Un vrai moment de plaisir.
Comme disait Monsieur Jourdain: “que c’est agréable de s’entourer de gens de qualité !”

Après-midi, troisième atelier. Je veux prendre part à l’atelier abordant l’apport du numérique au texte,  nouveaux découpages, textes courts, longs, empilés, variations oulipiennes, etc..
Après tout, RobertNeVeutPasLire n’est-il pas un pionnier dans les livres numériques par épisodes ou les feuilletons ?
La présence à la table choisie de la quasi-totalité des théoriciens me fait poursuivre mon chemin jusqu’à la table de Michel Dumais, où l’on parle avec passion et émotion de lecture chez les jeunes, avec des exemples précis, personnels, engageants. Car, n’est-ce pas notre supposée future clientèle, ces jeunes entre 8 et 18 ans ? Qui savent à peine lire. Voilà une relève dont le numérique pourrait bien ne pas se relever. Peut-être bien que le numérique est destiné aux 55 ans et plus? On peut si facilement grossir les caractères…

À la fin de troisième atelier, Clément Laberge nous demande d’inscrire trois phrases décrivant, selon nous, les actions immédiates à prendre ou résumant la journée. Our three wishes.

Qu’on me comprenne bien. J’ai aimé, beaucoup, passionnément, cette journée, je trouve que l’on avance, grâce à nos pionniers organisateurs, grâce à des passionnés, grâce à des guerriers, à des gens qui ont besoin que les choses avancent parce l’avenir dont on parle est avant tout l’avenir de leur business .

L’avenir numérique est en marche, le temps du jeu de poche avec matante est terminé.
Il faut des solutions - quoique j’ose prétendre avec force qu’elles existent DÉJÀ- sinon des emplois vont se perdre. Dans l’édition, la distribution, la diffusion et la librairie. Il y a urgence de passer à la pratique.

Et c’est LÀ que je ne suis plus, mais vraiment plus capable d’entendre les habituels discours universitaires abscons, stériles, stéréotypés, rabâchés et depuis peu, heureusement, régurgités.
Je n’ai pourtant rien contre les universitaires, en fait la majorité d’entre eux/elles sont charmants et, avec les cas réputés difficiles,  je fais de beaux efforts sociaux, j’admire même certains d’entre eux, jusqu’au moment où leur égo finit par péter leurs boutons de chemises et tendre dangereusement leurs bretelles importées d’Asie.

ET, je crois qu’il est temps de les informer, avec gentillesse et compassion, que la fin de la récréation a sonné.

Dans cette partie de plusieurs milliards qui va débuter incessamment, ils n’ont plus leur place, ils encombrent le plancher de danse. Le temps des VRAIES AFFAIRES a commencé. Ça va jouer dur et la concurrence, mondiale, va tirer de partout.

Et puis, je les trouve mous. Inutiles. Encombrants. Comme des pions qu’on regarde d’un oeil distrait, dans une prise en passant.
Ils ont pourtant eu leur importance, en particulier lors de l’ouverture.
Certains peuvent même être de vaillants soldats.
Pour les autres - les théoriciens,les égos gonflés, les inintelligibles -  je les informe, avec une ultime bienveillance-  qu’on a remplacé le pistolet à eau par la Kalachnikov. Il serait plus prudent qu’ils se mettent à l’abri.
Un temps idéal pour une sabatique.

Jf Chételat

Classé dans : Jeff, Livre, Robert — Tags :, — chetelat @ 12:54 Commentaires (10)

La fabrique du numérique par 50% de Robert
26 février 2010

Robert ne veut pas lire est allé à la Fabrique du numérique.

Nous sommes deux. Voici une interprétation de cet événement par 50% de Robert.

Premièrement, je tiens à féliciter les organisateurs. Ce fut une réussite totale. Le lieu, l’atmosphère, l’accueil, etc., tout était parfait.

Sous la forme d’ateliers thématiques, nous étions invités à entrer en contact et à collaborer dans une discussion autour du livre et son futur qui risque d’être numérique.

Après 15 minutes d’hésitation parmi quatre thèmes, je me suis assis à la table des DMR. Comment protéger les documents électroniques, les futurs livres et autres problèmes. Après un long tour de table, ce fut n’importe quoi. Je m’explique : ringardises et autres visions étriquées de quelques personnes qui se targuent d’être soit des conseillers de maison d’édition soit des programmeurs. Une confusion totale, un manque d’audace pour tenter de comprendre comment les choses peuvent évoluer. Des discours rhétoriques stériles, des phrases : cela est impossible, etc.

Quelques minutes plus tard, chaque atelier devait présenter ses réflexions. Nous avons entendu un éminent professeur universitaire nous décrire une fiction économique, des lieux communs sur l’avenir du livre électronique.

Je me suis levé. Je suis parti travailler sur d’autres dossiers plus engageants. Ceux de Robert et de Lichen.

Ma réaction est violente. Je considère que nous faisons ce métier d’éditeur par amour de nos auteurs, de leurs textes et du rôle de promotion pour que le texte rencontre son public.

Je n’ai rien entendu sauf des jérémiades.

Ma décision pour Robert ne veut pas lire est simple : Basta les discours. Nous ferons ce que nous voulons et Robert emmerde l’industrie.

Classé dans : Robert — Laurent @ 9:15 Commentaires (4)

Robert ne veut pas lire sera à l’atelier Fabrique du numérique
19 février 2010

Robert ne veut pas lire sera avec d’autres acteurs de l’écrit numérique à l’événement du 26 février permettra de réunir de nombreux acteurs du monde du livre et du numérique — certains du côté de la création, d’autres de la sphère politique, mais surtout des intervenants immédiats du monde éditorial.

Avez-vous des questions, des sujets que vous désirez que Robert apporte à cet atelier ?
Vous, lecteur de Robert, que voulez-vous ?

Robert sera présent et nous aimerions vous représenter, vous le consommateur de produit culturel électronique.

Classé dans : Livre — Laurent @ 3:05 Commentaires (0)

Pierre Samson

ROBERT NE VEUT PAS LIRE  l’éditeur numérique qui voit plus loin !

Chez Robert Ne Veut Pas Lire, ce ne sont pas les idées qui nous manquent pour faire lire Robert.

Et quand nous rencontrons un auteur amateur de nouvelles aventures, l’avion est amené rapidement sur le tarmac.
Pierre Samson, auteur de Le Messie de Belem , Il était une fois une ville (Prix de l’Académie) , et Catastrophes (Prix des Collégiens 2008) a longtemps travaillé sur un roman interactif, aux possibilités de lecture multiples. Il vient de livrer le fruit de ce travail, Arabesques, à son fidèle éditeur, Les Herbes Rouges.

Nous avons trouvé que son texte se prêtait merveilleusement bien à ce que nous cherchions à développer.
Nous avions réinventé le feuilleton, aujourd’hui nous voulons nous engager sur de nouvelles voies/voix narratives.

Nous avons proposé à Pierre Samson une version numérique de son œuvre où les hyperliens joueraient pleinement leur rôle et où le lecteur, selon les choix qu’il ferait, lirait un texte de 150 ou de 500 pages !!

Pierre, un aventurier né, a aussitôt embarqué. Son éditeur papier, François Hébert a accepté cette forme nouvelle de coédition. Nous le remercions vivement..

Ainsi, la version numérique sera proposée en 3 livraisons successives.

La première partie sort aujourd’hui. Nous saurions trop vous la recommander !

Vous vous amuserez  follement !
Le temps que Robert mijote d’autres trouvailles dans sa cuisine à idées…

L’équipe de Robert Ne Veut Pas Lire

Classé dans : Auteur, Livre, Robert — Laurent @ 2:59 Commentaires (0)
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