Edouard Bond
15 mars 2010

Le site Les Traceurs de Tout, un blog consacré à la critique littéraire d’oeuvres numériques inédites et aux sorties au format numérique de livres papier (ce sont eux qui le disent), traite d’Édouard Bond et du roman-feuilleton qu’il publie chez nous, J’irai me crosser sur vos tombes. Édouard, qui vient de nous envoyer son dernier chapitre, nous permet de croire qu’il existe encore des auteurs pour qui le mode feuilleton est stimulant.
«Je suis un écrivain de l’urgence», répète-t-il souvent ! J’irai me crosser sur vos tombes sera COMPLET, d’ici deux ou trois jours. Étrange que les Traceurs de Tout se soient jetés sur une oeuvre non terminée, mais nous le recevons comme un compliment. Peut-être ont-ils été alertés par le buzz, par une certaine urgence à découvrir ces lieux souterrains. Et leur curiosité envers cet OVNI nous épate.
Quoi qu’il en soit, notre Édouard s’en sort avec les honneurs. Le caractère totalement déjanté de ce texte y est justement souligné, bien que l’ambiance gore et glauque aurait mérité une analyse plus profonde. Car Édouard Bond, c’est un univers d’une violence extrême, presque cartoonesque – en ce sens, j’y vois un parallèle à faire avec le monde de Quentin Tarantino – et c’est aussi et surtout un style, un ton, une écriture. On comprend volontiers que la critique mette un bémol sur ce sujet, on imagine facilement le lecteur français quelque peu… désemparé devant une telle débauche langagière. Toutefois, avoir à portée de main le Dictionnaire de la Parlure Québécoise est un conseil peu judicieux tant la langue d’Édouard Bond est à des années-lumière d’un joual issu des Chroniques du Plateau Mont-Royal. Sa modernité réside dans la manière dont se côtoient «un français» joualisé version 2.0, un vocabulaire né d’une pratique assidue des réseaux sociaux et un anglo-américain omniprésent qui fera frémir les puristes, mais enchantera les amateurs éclairés. Il y a de la musique dans ces phrases rythmées, ces envolées finissant dans le rouge sang.
Chez Robert, nous avons été immédiatement conquis par Édouard Bond. Il est celui qui a fait que cette maison publie maintenant des oeuvres plus musclées, plus audacieuses. Tel un Lao-Tseu du Plateau, il nous a montré la voie. Nous détestons le politically correct et ses dérives d’accommodements de tout genre. Notre programme à venir est constitué de textes forts, qu’ils soient envolées poétiques, journaux très intimes ou polars décapants. Nous avons découvert, au fur et à mesure de cette aventure éditoriale, que nous aimions les histoires sombres, très sombres.
L’article des Traceurs de Tout termine en disant «Tout le monde n’aimera pas». Ils ont raison.
Tant mieux. Les « Tout le Monde qui en parle, qui ont des droits, qui devraient porter un casque pour marcher », tous ceux qui font qu’on s’en suce…quand on les voit, on change de trottoir.

Jf Chetelat

Robert et les feuilletons
27 février 2010

Il y a quelque temps, j’ai écrit un article intitulé L’avenir du livre demande un estomac solide… et je me suis exprimé sans nuances.

En gros, je disais que nous abandonnions le feuilleton faute de feuilletonistes

Ce n’est pas tout à fait vrai.
Les modèles économiques en place — en gros les plateformes de vente de fichiers numériques — indiquent en effet que leurs préférences iront au livre complet, non découpé.
Mais ils ne banniront pas la vente de titres par épisodes.
Robert voulait à ses débuts, retrouver l’esprit dix-neuviémiste du feuilleton, estimant, ce format bien adapté aux nouveaux supports.
Robert a rapidement vu que ses auteurs, engagés dans l’aventure, s’essoufflaient et …abandonnaient leurs héros sur le bas-côté de la route comme un chien dont on se débarrasse lorsque vient le temps des vacances.
Devant cette situation, il fallait, dans l’intérêt premier des lecteurs, réagir. Aussi avons-nous demandé à tout nouvel auteur de nous envoyer une oeuvre complétée, que nous pourrions publier tel quel ou découper en épisodes (en travail commun avec l’auteur).

C’est tout.

Nous n’abandonnons pas le feuilleton, mais nous sommes obligés de reconnaître qu’avec cette nouvelle formule, l’«esprit» du feuilleton disparaît.

Pourquoi cette idée, à laquelle nous croyons toujours, a-t-elle connu des ratés? C’est Nicolas Ancion, un auteur belge que nous adorons et qui tient un feuilleton chez nous, Comme un donut perdu dans un champ de tabac, qui nous a soufflé la réponse. J’en reprends ci-dessous l’essentiel, vous la retrouverez au complet via le rétrolien.

« Je ne suis pas persuadé que la lassitude ou le découragement soient à incriminer : plutôt la dématérialisation. Je n’ai jamais pu voir, techniquement, à quoi ressemblait mon feuilleton sur iPhone …… je n’ai pas vraiment rencontré les lecteurs, tout cela est donc aussi abstrait et informe, pour moi, qu’un manuscrit inachevé… ».

L’explication est simple, logique, intelligente. Les grands feuilletonistes, ce qui les faisait écrire, c’était le ventre qui criait. Et de voir leurs écrits, semaine après semaine, de manière concrète.

Voilà. Nous continuons le feuilleton, avec de nouvelles règles. S’il advenait que la diffusion d’une oeuvre connaisse un succès phénoménal, nous pourrions envisager de le rétribuer à livraison. Comme ceux dont je tairai les noms, parce que, franchement, je vous insulterais.

Et toutes mes sympathies à ceux qui ont eu du mal à suivre ma pensée dans ses usuels chemins de montagne.

Jf Chetelat

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Pierre Samson
19 février 2010

ROBERT NE VEUT PAS LIRE  l’éditeur numérique qui voit plus loin !

Chez Robert Ne Veut Pas Lire, ce ne sont pas les idées qui nous manquent pour faire lire Robert.

Et quand nous rencontrons un auteur amateur de nouvelles aventures, l’avion est amené rapidement sur le tarmac.
Pierre Samson, auteur de Le Messie de Belem , Il était une fois une ville (Prix de l’Académie) , et Catastrophes (Prix des Collégiens 2008) a longtemps travaillé sur un roman interactif, aux possibilités de lecture multiples. Il vient de livrer le fruit de ce travail, Arabesques, à son fidèle éditeur, Les Herbes Rouges.

Nous avons trouvé que son texte se prêtait merveilleusement bien à ce que nous cherchions à développer.
Nous avions réinventé le feuilleton, aujourd’hui nous voulons nous engager sur de nouvelles voies/voix narratives.

Nous avons proposé à Pierre Samson une version numérique de son œuvre où les hyperliens joueraient pleinement leur rôle et où le lecteur, selon les choix qu’il ferait, lirait un texte de 150 ou de 500 pages !!

Pierre, un aventurier né, a aussitôt embarqué. Son éditeur papier, François Hébert a accepté cette forme nouvelle de coédition. Nous le remercions vivement..

Ainsi, la version numérique sera proposée en 3 livraisons successives.

La première partie sort aujourd’hui. Nous saurions trop vous la recommander !

Vous vous amuserez  follement !
Le temps que Robert mijote d’autres trouvailles dans sa cuisine à idées…

L’équipe de Robert Ne Veut Pas Lire

Filed under: Auteur,Livre,Robert — Laurent @ 2:59 Comments (0)

Tous des auteurs…
20 janvier 2010

Avec l’avènement prochain du DTP d’Amazon (dtp.amazon.com), ouvert à tous, de Smashwords (www.smashwords.com), nous serons bientôt tous des auteurs.
L’éditeur, comme sur un blogue, modérera ,il coachera et révisera ceux qui le voudront bien, ceux qui croiront qu’un regard extérieur peut les aider. L’éditeur pourra rassembler « une écurie » d’auteurs et pourra négocier des droits.

Mais dans la grande majorité, toute personne pensant savoir écrire et croyant avoir à dire quelque chose, s’autopubliera, ayant pour seul conseiller sa belle-mère, son notaire ou son ancien libraire.
Imaginez: à la clé, s’il y ventes, 60 à 65% de droits d’auteurs !
La promotion se fera par les sites vendeurs et par les auteurs eux-mêmes, hyperactifs sur les réseaux sociaux.
C’est la chaîne entière du livre qui sera atomisée. Rasée. Changement complet d’écosystème.

J’ai rêvé à ça, la nuit dernière.
Il y a deux semaines, je faisais des prédictions.
À présent, je fais des rêves prémonitoires…

Je me fais peur.
Parfois.

Jf Chételat

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Des i-rideurs oui, mais des lecteurs ?
6 janvier 2010

Je vous avoue avoir, ces temps-ci, des interrogations quasi ontologiques.
Se pourrait-il que ce que nous défendions tous ensemble, éditeurs, auteurs, professionnels du livre, ne serve à rien ?
Non pas que je doute des formidables machines de guerre mises en marche pour que le texte soit dématérialisé, à l’instar de la musique, pas plus que je me méfie des fabricants de matériel destiné à dématérialiser le texte.
J’ai foi aussi aux penseurs qui twittent et bloguent, avançant en territoires inconnus, comme les grands explorateurs du XIXe siècle. Et me passent sous les yeux des textes formidables, inventifs, des histoires captivantes, émouvantes.
Les ingrédients d’un changement important sont là, tous réunis, sur la table… Et pourtant, parmi tous ces ingrédients, peut-être manquons-nous de celui qui est essentiel.
Un peu comme si on allait révolutionner le monde vinicole, produire des crus exceptionnels dans des installations révolutionnaires, avoir à disposition de grands vinificateurs, disposer de fonds illimités, sauf qu’il manque le raisin. On en a planté, bien sûr, les meilleurs cépages ainsi que des hybrides spectaculaires, mais ils sont restés à l’état de ceps maigrichons.

J’ai deux fils, ils ont 21 et 19 ans.

Le premier est une exception culturelle. Il lit. Beaucoup.
Le second ressemble aux milliers de cégépiens qui l’entourent. Il veut du visuel — des séries télé, du cinéma, de la photo, des jeux vidéos — et de la musique.
Lire un livre? Le sommet de l’ennui. Il ne veut pas, ne peut pas embarquer dans une histoire, créer le décor, donner de la chair aux personnages.
Il veut du divertissement sans travailler. L’imagination ? À quoi ça sert ?
Pourquoi lire un bon polar quand on peut regarder un CSI tourné par Tarantino, un Dr.House désabusé et percutant ou un Dexter au scénario particulièrement tordu ?
Millenium? « Verrai le film ». Alice aux pays des merveilles? « Verrai le film, c’est un Tim Burton ».
Elle est là, mon interrogation… Qu’il n’y ait plus de lecteurs, une nouvelle génération de lecteurs.
Il y a de nombreux lecteurs avant 15 ans, mais ils quitteront le navire pour un 42 pouces HD.
Après 15 ans, c’est le désert….de tant à autre, on rencontre une caravane, une oasis.

Nous sommes peut-être en train de fabriquer une fausse révolution qui ne marchera pas — ou peu, ne négligeons pas l’apport du noyau dur, les Anciens! – alors que nous devrions penser à faire avancer les modes narratifs pour qu’il y ait à nouveau des « lecteurs », attirés par des oeuvres multidisciplinaires.
Je sais, c’est un vieux concept. Un concept qui n’excitait que quelques universitaires, quelques chercheurs.
Aujourd’hui, grâce aux changements en cours, il pourrait bien devenir le paradigme de demain.
Chez RobertNVPL, on y pense de plus en plus.

Jf Chetelat

Filed under: Auteur,Jeff,Livre,Robert — Mots-clefs :, , , — chetelat @ 1:08 Comments (8)

Scénarios pour 2010. Les prédictions d’un pooler nul
17 décembre 2009

C’est le temps sortir notre jeu de prévisions pour 2010, treize cartes en carton recyclable qui vous diront ce que, en 2010, le livre sera. Autant vous prévenir tout de suite, je suis mauvais joueur et personne ne me veut dans leur pool de hockey. Prenez donc systématiquement le contre-pied de ce que j’annonce et vous aurez un portrait fidèle de l’année 2010 pour le domaine qui nous passionne.

Prédiction 1 : Les droits, territoriaux et extraterritoriaux. La bataille sera sanglante et je ne suis pas sûr que nous pourrons garder la pleine maîtrise de ces droits dans notre belle province qui se souvient. Je vois des marchés gris à l’horizon. Orages garantis et risque de cyclone.

Prédiction 2 : La bataille des DRM. Les pour, les contres, l’émergence de la piraterie, bref, un modèle proche de la musique. Mais beaucoup iront tout de même de l’avant, comme s’ils allaient affronter un « gros grain ».

Prédiction 3 : la pression du lecteur sur les prix, surtout quand le buzz prendra sur un titre. Des prix entre 9.99$ et 12,99 $ comme standard.

Prédiction 4 : la faillite totale du modèle d’affaire des éditeurs papier actuel et de la chaîne de distribution qui s’y rattache.

Prédiction 5 : l’émergence de maisons d’édition essentiellement numériques et de qualité. Pas d’ersatz d’éditeur à compte d’auteur.

Prédiction 6 : l’engouement de plus en plus grand des auteurs pour le numérique. Nouveaux modèles d’écritures, nouveaux champs d’expérimentation.

Prédiction 7 : Une autre année de perdue pour le Québec… en sous-commissions de toutes sortes. J’espère me tromper. Je suis volontaire pour me tromper.

Prédiction 8 : Ce sera le moment, pour les indépendants, de bouger : éditeurs, auteurs, libraires, distributeurs. Ils ont la capacité de réagir très vite, contrairement aux « majors ». L’argent? Si ça bouge vraiment, l’argent suivra.

Prédiction 9 : les lecteurs se moqueront du modèle d’affaires. Ils voudront un grand choix de titres, des prix, de la flexibilité. Ce sont eux qui feront le marché de demain

Prédiction 10 : la génération des réseaux sociaux sera celle des auteurs de demain. C’est de ce bassin que sortiront les futurs « grands ».

Prédiction 11 : 2010 va être gros, très gros. Il va y avoir des lecteurs numériques sous le sapin ce Noël et il faudra répondra à la demande des lecteurs. Auteurs, à vos textes, éditeurs, à vos marques!

Prédiction 12 : l’émergence des e-books éducatifs. Si la Californie donne l’exemple…

Prédiction 13 : il n’y aura pas d’Apple ITablet.
Apple, c’est la musique, la vidéo et la photo. Les livres, la presse, ce n’est pas leur « Jobs ».

Voilà.

Rendez-vous dans un an. Ces prédictions ne réinventent pas le bouton à six trous. Ils suivent une logique. Toutefois, le futur du livre numérique proviendra de contrées inexplorées.
Si on vous avait dit web, dans les années 80?
Vous auriez répondu : kosséksa, non?

Jf Chételat

Filed under: Auteur,Jeff,Livre,Robert — Mots-clefs :, , , , , , , — chetelat @ 6:30 Comments (4)

L’avenir du livre demande un estomac solide…
12 décembre 2009

Réfléchir sur l’avenir de l’objet-livre ressemble plus à une promenade en roller-coaster à Atlantic City qu’à une méditation sereine dirigée par un maître zen.
Par exemple, je me suis longtemps couché de bonne heure en croyant que les nouveaux supports allaient « iTinuzer » la littérature.
Notre civilisation de la vitesse, matérialisée par Internet, les SMS, l’iPOD et le plat à réchauffer au micro-ondes, laisse peu de place à la lecture de textes pour coureur de fond.
C’est une des raisons pour lesquelles, chez Robert NVPL, nous avions préféré publier des textes courts d’environ 800 mots, qui plus est sous forme de feuilleton, afin de provoquer d’autres manières d’écrire.

Toutefois, ces derniers mois, sont apparues de grosses briques en fichiers numériques, des Dan Brown, Stephen King et tutti quanti.
Puis, j’ai testé (après quelques mésaventures) un Sony-Reader en entamant les Misérables…
Révélation, illumination même! Le confort de lecture était remarquable, l’objet tenait bien en mains et Jean Valjean, Cosette et les Thénardier furent liquidés en quelques jours…
« Marcel et tes duchesses, lisse ta moustache, sort ton Ventolin, préviens ta maman, j’arrive…!» Me suis-je alors dit plein d’espoir.

Pendant ce temps, chez Robert NVPL…
Des auteurs s’essoufflent, d’autres se découragent, le mode feuilleton est difficile à garder pour nos pionniers.
Qu’à cela ne tienne, virage à 180 degrés, nous demandons désormais à nos créateurs des livres terminés, gros, petits, qu’importe! Une seule règle, ils doivent être complets…

Lundi 7 décembre.  Je lis dans le NYTimes du samedi 5 décembre qu’Amazon vendra deux COURTES histoires inédites provenant de l’estimable magazine  The Atlantic, deux textes exclusifs qu’Amazon vendra 3,99 $ chacun! « Il semble qu’il y ait une tendance, » annonce le vénérable Bezos, toujours prêt à remplir sa besace.

Oui, il y a une tendance. Celle des prix plancher. La majorité des titres vendus par Amazon pour son Kindle ne dépassent pas 9,99 $. Les consommateurs veulent des e-books certes, mais à des prix dérisoires. Ils se moquent des structures de distribution existantes. Pour eux, l’équation est simple. Pas d’imprimeur, grosse économie. Le reste est cuisine interne.
Dès lors, que faire?

Enseigner ladite cuisine interne au consommateur?
Découper Les Bienveillantes en 112 chapitres de 1,99 $?
Louer, à bas prix, des titres qui s’autodétruiront après, disons, 3 mois?
Adopter le modèle des compagnies de téléphones mobiles: un lecteur pour presque rien et des e-books à 20 $?

Chez Robert, le petit train revient de sa promenade en montagne russe. Nous avons trouvé, je n’ose pas parler de LA solution, mais UNE solution.

Coming next year at a theatre near you!

Jf Chetelat

Appel aux ignares
17 novembre 2009

Le gars qui sait tout a déjà expliqué :

  • combien vaut un Québécois (en $ canadiens)
  • pourquoi votre femme vous a quitté
  • qui mérite plus la légion d’honneur que Céline Dion
  • à quoi bon voler un tableau célèbre
  • qui a le droit d’imprimer des billets
  • comment maigrir grâce à la maladie
  • que nul n’est prophète en son pays
  • quel raisonnement tenir face à un pinailleur.

Que voulez-vous savoir de plus ? Demandez-lui ce qui vous tracasse, il vous répondra.

Le gars qui sait tout attend donc vos deux prochaines questions pour finir ce livre numérique et enfin pouvoir le publier sur du vrai papier biodégradable.

Marcel Mardi

Filed under: Auteur — marcelmardi @ 10:24 Comments (0)

Mélodie Nelson vous parle
13 novembre 2009

Écoutez donc.
Mélodie Nelson vous parle, alors taisez-vous ?

Melodie Nelson

Filed under: Auteur — Laurent @ 11:15 Comments (1)

DRM
11 novembre 2009

J’ai toujours pensé que vouloir protéger les droits d’un créateur était légitime (pour le moins). Aussi, de prime abord , des DRM (Digital Right Management) pour protéger une oeuvre, ça ne me gêne pas pourvu que tout soit clair, précis et convivial et que ces DRM soient en fait des RDM (Right Digital Management). Le client sait à quoi s’attendre. C’est un « faire trade », un commerce équitable.

Libre ensuite aux hackers, crackers, nutters et frostedflakers de relever le défi et aux « pirates » de télécharger l’oeuvre. C’est dans l’ordre des choses et c’est aussi un autre débat.
Mais ce qui me fait fumer le disjoncteur, c’est quand ces DRM sont un parcours d’obstacle qu’aucun cheval dûment vacciné n’oserait entreprendre, tels les ADE (Adobe Digital Edition).
Réjouissez-vous, j’ai un exemple. Vous décidez, un beau matin de novembre, de nourrir votre Sony Reader.
Vous allez sur un site-entrepôt appelé pompeusement plateforme numérique qui vous renverra aussitôt chez un libraire (comme c’est bien pensé!).Vous soulagez votre carte de crédit de 14,90€. La TVA est incluse. Vous êtes au Canada? Vous ne devriez pas payer de TVA ?Désolé, ce problème n’est pas encore résolu! 14,90€ !!!

Vous téléchargez. Enfin, l’objet (?) précieux est là, hum…un instant, on vous demande aussi de télécharger Adobe Digital Edition. Inscription chez Adobe, nouveau téléchargement, long,long,long et installation du logiciel Adobe. Vous allez pouvoir ouvrir le fichier, ça tourne, ça tourne et hop! le serveur Adobe refuse d’authentifier votre fichier! Vous pouvez tout désinstaller, réinstaller, vous désinscrire, vous réinscrire, niet, nada, kaput.
Supposons maintenant que vous avez réussi — j’en connais, croyez-le ou non — le test de cette fameuse authentification. Le livre est sur votre ordinateur, c’est le temps de le passer sur votre Sony.
Malheur à vous si vous avez un Mac! Il vous faut un PC sous Windows! Car le logiciel de Sony ne marche pas sur Mac. On se croit revenu au temps de la guéguerre Mac/PC! Moi qui pensais vivre dans un monde désormais multiplateforme? Ais-je reculé dans le temps ? Ais-je changé d’univers ? Le Cirque du Soleil m’a-t-il embauché? Suis-je nouveau président de l’ADQ?

Acheter un livre en fichier numérique ressemble, pour l’instant, à un cauchemar de fonctionnaires et de formulaires mauves, verts ou jaunes, un scénario qu’aurait pu écrire Goscinny.
Si j’achète un texte sous forme numérique, je veux, comme consommateur, pouvoir le lire sur un iPod, un Sony, un Nook, un Kindle, ou un Mac . Tant qu’on oubliera celui à qui est destiné le produit et ce qu’il veut pouvoir en faire, tant qu’on ne l’écoutera pas, on condamnera le livre numérique à la confidentialité.

C’est peut-être ce que recherchent certains. Ils n’ont pourtant qu’à penser à leurs taux de retour. Ça devrait les mettre sur la bonne voie.

Jf Chételat

Filed under: Auteur,Livre,Robert — Mots-clefs :, , , , , , — chetelat @ 4:24 Comments (6)
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